Act against Aids

Aperçu: Austin

Espoir pour les enfants séropositifs

Nombreux sont les enfants en traite­ment à la New­lands Clinic. Le petit Austin de huit ans vient tou­jours aux rendez-vous ac­com­pagné de sa maman et de son beau-père. La clini­que est deve­nue pour eux pres­que comme un deux­ième foyer.

Previous Next

1/5: Quand le VIH touche toute une famille! Le jeune Austin de huit ans, sa mère Tivesi et son beau-père Jacob sont tous trois séropositifs et patients à la Newlands Clinic.

2/5: Les rendez-vous réguliers à la clinique font désormais partie du quotidien de la famille. On y vérifie l’efficacité de la thérapie, qu’il faut suivre à la lettre.

3/5: Austin avec son soignant Tawanda. Spécialement formé pour le traitement des enfants, Tawanda s’assure que le poids d’Austin évolue normalement.

4/5: Son père Jacob connaît très bien la thérapie et sait qu’il faut la suivre rigoureusement. Il inscrit chaque prise de médicaments dans un carnet.

5/5: Comme il n’y a pas de table, Austin fait ses devoirs sur une harasse. La clinique prend en charge les frais d’écolage, car ses parents n’en ont pas les moyens.
(Photos: Patrick Rohr)

A première vue, Austin est un garçon tout à fait comme les autres: il va à l’école, aime jouer au football et ne reste pas tranquille une minute. Pourtant, quelque chose le distingue des autres enfants: Austin est né séropositif et devra donc suivre une thérapie tout au long de sa vie.

Suite...

Naître séropositif

Lorsque sa mère, Tivesi, le mit au monde, elle ne savait pas encore qu’elle portait le virus. Son partenaire l’avait quittée et elle s’était retrouvée seule avec son enfant qui devenait chaque jour un peu plus malade. Lorsqu’Austin avait trois ans, l’aide arriva: une organisation locale l’emmena à la Newlands Clinic pour des examens. Tivesi et Austin furent tous deux déclarés séropositifs et débutèrent immédiatement une thérapie salvatrice.

A la Newlands Clinic, Tivesi a non seulement trouvé de l’aide du point de vue médical, mais également un nouveau partenaire, Jacob, lui aussi patient depuis de longues années. Les trois forment désormais une petite famille et vivent sur les terres d’une ancienne ferme où ils cultivent du maïs et des légumes. Toutefois, leur travail n’est pas rémunéré. Afin qu’Austin puisse tout de même aller à l’école, la clinique prend en charge les frais d’écolage.

Découvrir sa maladie petit à petit

Le jeune garçon sait seulement que des petites particules dans son sang le rendraient malade sans médicaments. Austin ignore qu’il porte le VIH. «Il est encore trop innocent pour comprendre», expliquent les parents qui craignent qu’il parle trop et qu’on l’exclue à cause du virus. Avant la puberté, son soignant Tawanda lui aura tout expliqué autour du VIH. Ce sera un moment très dur, mais avec l’aide de ses parents, Austin trouvera bien le moyen de s’accommoder de la maladie.

Aperçu: Magret et Rosaline

Battre le destin à plates cou­tures

Magret et Rosaline étaient sans emploi. Grâce au pro­gram­me de forma­tion pro­fes­sion­nelle desti­né aux jeunes patientes et patients de la New­lands Clinic, elles ont pu lancer une petite affaire dans la cou­ture. De nou­veaux hori­zons s’ouvrent désor­mais aux deux jeunes fem­mes qui y fabri­quent de la lin­gerie de mai­son.

Previous Next

1/4: Les jeunes patientes Magret (à gauche) et Roseline ont participé au programme de formation professionnelle et ont monté leur propre affaire avec un jeune homme.

2/4: Les trois jeunes ne peuvent pas se permettre un loyer. Pour cette raison, ils se sont provisoirement installés dans le salon de la grand-maman de Magret.

3/4: La machine à coudre a été mise à la disposition des jeunes patients en tant qu’équipement de base. Les nombreuses pannes de courant les gênent beaucoup, mais un panneau solaire devrait permettre de résoudre le problème.

4/4: «Unlimited Fashions» vend ses articles sur les marchés du coin et travaille également sur commande: literie, taies d’oreiller et autre lingerie de maison.
(Photos: Patrick Rohr)

Magret et Rosaline nous accueillent à Mbare, un quartier de Harare très densément habité. Elles souhaitent nous montrer leur entreprise «Unlimited Fashions», qu’elles ont fondée avec le jeune Enoch. Tous trois sont patients de la Newlands Clinic et pourtant, de prime abord, rien ne laisse supposer leur séropositivité associée à une thérapie à vie.

Suite...

Magret, Rosaline et Enoch ont participé au programme de formation professionnelle destiné à aider les jeunes patients à devenir autonomes. Les jeunes séropositifs souffrent de la stigmatisation, mais aussi de la situation économique maussade qui ne leur présage aucune perspective professionnelle. «Avant, on tourniquait toute la journée», raconte Magret. Beaucoup deviennent dépressifs dans pareille situation. Souvent, les jeunes femmes se marient tôt et deviennent mamans très jeunes, bien qu’elles n’aient pas les moyens de subvenir aux besoins de leurs enfants.

Le rêve d’ouvrir leur propre boutique

Magret et Rosaline ont elles aussi chacune un enfant. Par chance, elles sont bien entourées, et «Unlimited Fashions» leur procure même une petite source de revenus. La concurrence est rude, mais avec le soutien de leur mentor, les trois entrepreneurs parviennent à rester dans le coup. Dans le salon, se trouvent des taies d’oreiller et de la literie prêtes à être vendues au marché du coin. Enoch est parti acheter du matériel, Magret est derrière la machine à coudre et Rosaline prépare les tissus. Les petits dorment à côté d’elles.

«Nous rêvons d’ouvrir une boutique», confient les deux jeunes femmes. Il leur reste encore du chemin à faire, mais elles sont sur la bonne voie, car elles ont déjà su saisir l’opportunité qui s’était ouverte à elles.

Aperçu: Augustine

Retour à la vie

La famille d’Augustine a été durement frappée par l’épidémie de VIH/sida. Grâce à l’aide de la Newlands Clinic, elle devrait bientôt recouvrer son autonomie.

Previous Next

1/6: Le cultivateur de maïs Augustine a perdu sa première femme des suites du sida. Lui-même, sa fille Gracious et son fils Talent, tous trois séropositifs, suivent un traitement à la Newlands Clinic.

2/6: Augustine cultive maïs, patates douces et haricots. Dans le cadre du projet de culture de maïs de la Newlands Clinic, il a appris à respecter la bonne distance entre les semences, afin de permettre aux plantes de bien pousser. Son premier petit-fils est aussi de la partie.

3/6: En 2016, de nombreux patients de la Newlands Clinic ont dû endurer les conséquences d’une terrible sécheresse. Le niveau d’eau du puits dont Augustine se sert pour arroser les plantes était très bas.

4/6: Constance, la deuxième femme d’Augustine, est séronégative. À la clinique, le couple a été informé en détail sur les voies de transmission. Si, grâce à la thérapie, le virus est bloqué, une contamination est pratiquement exclue.

5/6: Alors que son fils Talent, né du premier mariage, a été contaminé par le VIH à la naissance, son fils cadet Trevor, né du deuxième mariage, est en bonne santé. Son premier petit-fils est aussi venu au monde séronégatif grâce à la thérapie VIH.

6/6: La famille revient du petit verger où elle fait pousser avocats, goyaves et pêches. Elle est sur la bonne voie vers un avenir sans VIH.
(Photos: Patrick Rohr)

Des champs à perte de vue et un grand silence brisé de temps à autre par l’aboiement d’un chien: à Chishawasha, un quartier un peu en dehors de Harare, on a l’impression d’être en pleine campagne. C’est ici que vit Augustine avec sa famille recomposée. Le VIH a mis la vie de la famille sens dessus dessous. Sa première femme est décédée du sida. Augustine et deux des trois enfants communs sont séropositifs et suivent un traitement à la Newlands Clinic.

Suite...

La culture de maïs pour subvenir aux besoins

Entre-temps, Augustine s’est remarié et est père d’un autre petit garçon. Pour nourrir sa famille, il cultive maïs, patates douces et haricots. Or, la récolte est souvent insuffisante, car soit il pleut trop, soit presque pas. Par le biais d’un projet de culture de maïs, un soutien est apporté à 150 patients de la Newlands Clinic qui possèdent un lopin de terre. Augustine a ainsi appris à composter, à bien préparer la terre et à respecter l’écart nécessaire entre les semis. Pour cause de sécheresse, la première récolte était encore modeste, mais la technique de culture semble porter ses fruits. Ainsi, il devrait bientôt pouvoir subvenir lui-même aux besoins de sa femme et de ses enfants.

Le but: une génération sans VIH

La vie de la famille semble enfin prendre un tournant positif. Trevor, le fils cadet d’Augustine, est en bonne santé, et, grâce à la thérapie, sa fille Gracious a donné naissance à un petit garçon séronégatif. L’aide de la Newlands Clinic est aussi bénéfique au premier petit-fils de la famille: Gracious suit un cours d’aide à s’assumer pour les jeunes mères où elle apprend comment mieux s’occuper de son fils. La famille d’Augustine est sur la bonne voie vers un avenir sans VIH.